lundi 20 août 2018

Je peux très bien me passer de toi, Marie Vareille



Titre : Je peux très bien me passer de toi
Auteure : Marie Vareille
Lu par : Marie-Ève Dufresne
Genre : Chick-lit, contemporain
Maison d’édition : Audible
Date de publication : novembre 2016
Durée : 7h26
Note : 4/5



Quatrième de couverture :

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu... Réussiront-elles à tenir leur engagement ?


Mon avis :

Deux amies se lancent un pari fou qui pourrait bien changer leur vie.

Chloé et Constance ont fait connaissance dans un club de lecture et n’ont pas tardé à sympathiser. Pourtant, elles sont relativement différentes l’une de l’autre. Alors que le livre de chevet de Constance est Orgueil est préjugés et qu’elle n’a eu aucune relation depuis plus de deux ans, car elle attend désespérément de rencontrer son Mr Darcy, Chloé ne jure que par American psycho et couche avec Guillaume, son ex – qui est également son patron – qui va bientôt épouser une autre femme. Grâce à un pari somme toute assez étrange et une réelle motivation pour s’entraider, elles vont radicalement changer de vie. Chloé quitte son job et part à la campagne, chez Tonton Gonz, un membre de la famille de Constance plus qu’heureux d’accueillir une écrivaine à son domicile. Adieu les soirées parisiennes, à elle le grand air de la Gironde, les vignes, et la vie dans un petit village. Constance va quant à elle sortir de son quotidien un peu plan-plan pour apprendre à séduire un homme et se relooker des pieds à la tête.

Derrière ce texte de prime abord plutôt drôle, des thèmes relativement sérieux sont abordés, et l’auteure nous fait ainsi passer par mille et un sentiments. C’est pourquoi je fus tantôt amusée lors de ma lecture, tantôt émue, parfois nostalgique. Car la force de Marie Vareille est de créer des personnages incroyablement humains, auxquels on ne peut que s’attacher. Outre nos deux amies, il y a Vincent, le vigneron voisin de Tonton Gonz, un individu énigmatique et qui semble cacher une blessure profonde sous ses airs de joli cœur. Ce fameux oncle, un monsieur haut en couleur. Et il y a surtout Mamie Rose, la grand-mère de Chloé. Souffrant d’Alzeihmer, elle ne reconnaît pas toujours sa petite fille, mais ses moments de lucidité sont immanquablement des instants d’émotion, tant cette femme est douce et bienveillante – et assez rigolote aussi, elle veut quand même lire Cinquante Nuances de Grey !

Le texte alterne entre narration de la vie de Chloé et extraits de journal intime de Constance. J’ai trouvé cette double écriture très intéressante, car on a parfois l’impression d’être face à deux intrigues dans une, qui se rejoignent dans certaines circonstances. Le tout est très fluide, et très addictif. On a constamment envie de découvrir la suite. D’ailleurs, j’ai écouté ce livre sur une seule journée ! La lectrice, Marie-Ève Dufresne, est, quant à elle, excellente dans cet exercice. Sa diction est parfaite, et elle sait vraiment mettre le ton et donner vie à l’histoire.

Je peux très bien me passer de toi fut ma première rencontre avec la plume de Marie Vareille. Nul doute que je vais poursuivre ma découverte de cette auteure, qui propose ici un très bon roman détente !

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