mardi 24 juillet 2018

Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine, Fuyumi Soryo

Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine, Fuyumi Soryo


Titre : Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine 
Auteur : Fuyumi Soryo
Genre : Manga, Seinen, Historique
Maison d’édition : Glénat
Date de publication : septembre 2016
Nombre de pages : 180
Note : 5/5 Coup de cœur !






Quatrième de couverture :

Vienne, 1770. La jeune « Antonia », archiduchesse d’Autriche et fille de l’impératrice Marie-Thérèse, entreprend un voyage en France pour vivre auprès de son époux, Louis-Auguste, dauphin de France. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont juré amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives. Après une rapide présentation à celui dont elle devra partager sa vie, Antoinette se retrouve propulsée dans un nouveau monde : la cour de Versailles. C’est là, dans cet environnement aux codes si déroutants, qu’elle va apprendre à découvrir la personnalité d’un homme quelque peu mystérieux : le futur Louis XVI, roi de France... L’amour pourra-t-il naître d’un mariage arrangé ?


Mon avis : 

Nous connaissons tous Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI et figure de la Révolution française qui s’est fait décapiter. Dans ce manga, Fuyumi Soryo s’attaque à un pan plus méconnu de son histoire, puisqu’il s’intéresse à la jeunesse de la dauphine, à son arrivée en France et à son apprentissage des us et coutumes en vigueur à la cour.

Au début de l’œuvre, nous découvrons Marie-Antoinette au Trianon, en compagnie de son époux et de leurs enfants. Alors qu’à l’extérieur, la colère du peuple gronde sur sa personne – notamment à cause d’une réelle propagande qui semble sévir à l’encontre de la reine –, elle se concentre sur la chance qu’elle a de vivre entourée d’une famille aimante. Happée par ses souvenirs, elle se replonge au moment de son arrivée à Versailles. C’est ainsi que nous allons prendre connaissance de sa jeunesse et de ses balbutiements à la cour française.

Le mangaka met parfaitement en scène cette archiduchesse, qui quitte ses proches, son pays et tous ses repères pour suivre la destinée orchestrée par sa famille. Nous découvrons une enfant de quatorze ans qui fait un périple de plus de mille cinq cents kilomètres pour rejoindre un époux qu’elle n’a jamais vu, et endosser le rôle de dauphine. Relativement perdue dans le faste de la cour, elle peine à trouver ses marques et à comprendre les règles qui la régissent. Outre cela, nous prenons connaissance de quelques anecdotes ; saviez-vous par exemple que la suite qui accompagna Marie-Antoinette de Vienne à Versailles était composée de 275 personnes et de 20 000 chevaux, et qu’on la surnomma « la Cour ambulante » ? Ces petites histoires qui font l’Histoire apportent une réelle plus-value à ce livre.

Outre Marie-Antoinette, il est aussi intéressant de voir comment se comportent les autres protagonistes, à commencer par Louis XVI. On assiste également aux balbutiements de leur vie conjugale alors qu’ils ne sont encore que des enfants, comme ils l’avouent volontiers. L’étiquette exige que les choses se passent de telle ou telle façon, et malgré son statut d’épouse du futur roi de France, on se rend vite compte que tout s’organise autour de la dauphine sans qu’on prenne soin de lui demander son avis. Par ailleurs, les commérages vont bon train, mais notre archiduchesse d’Autriche va préférer se forger sa propre opinion sur les personnes qui l’entourent, quitte à en froisser quelques-unes. Néanmoins, on ressent qu’elle rêve avant tout de liberté.

Outre un scénario très intéressant, nous sommes en présence de très beaux dessins. En tournant les pages, on a l’impression de se promener au Trianon ou dans les jardins de Versailles. J’ai été vraiment ébahie par la qualité de ce manga. En annexe, des images en couleurs nous présentent quelques peintures et des photos, faisant de cette œuvre ludique un ouvrage à la portée culturelle indéniable.

 

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