jeudi 23 août 2018

La Pâtissière de Long Island, Sylvia Lott




Titre : La Pâtissière de Long Island
Titre VO : Die Glücksbäckerin von Long Island
Auteure : Sylvia Lott
Genre : Historique, romance
Maison d’édition : J'ai lu
Date de publication : octobre 2017
Nombre de pages : 576
Note : 1,5/5







Quatrième de couverture :

1932. Pour l'empêcher de fréquenter l' homme qu'elle aime, le père de Marie décide de l'envoyer chez ses frères. Elle débarque à New York avec deux secrets sans des bagages : son cœur brisé et la recette ancestrale d'un savoureux gâteau au fromage blanc.
2002. Rona, sa petite nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie à son tour la recette du cheesecake.


Mon avis :

À la lecture du résumé de La Pâtissière de Long Island, je m’attendais à plonger dans un récit palpitant. J’aime généralement les histoires avec une double narration – ici, elles se déroulent respectivement en 1932 et soixante-dix ans plus tard. Malheureusement, le premier mot qui me vient pour qualifier cette lecture est « décevante ».

Alors que certains chapitres se focalisent sur la jeunesse de Marie et son émigration aux États-Unis au début des années trente, d’autres se concentrent sur le personnage de Rona, sa petite-nièce, qui va faire la connaissance de Marie. Cette femme désormais âgée de quatre-vingt-dix ans va donc lui raconter son histoire et lever quelques mystères sur le passé de cette famille. Autant tout ce qui avait trait à Marie était relativement intéressant – bien que je mettrais un bémol sur ses relations amoureuses qui, si au début servent le récit, ont fini par me lasser –, autant les pages sur Rona ne m’ont pas captivée. Les moments censés être émouvants concernant cette dernière ne m’ont pas touchée. Néanmoins, j’ai apprécié découvrir comment une jeune Allemande qui a toujours vécu à la campagne arrive à New York pendant l’entre-deux-guerres et y trouve ses marques. Par ailleurs, on sent la menace nazie qui pèse et nous assistons aux décisions que vont prendre les hommes, celles qui bouleverseront l’Histoire.

J’ai donc largement préféré le personnage de Marie. Son évolution n’est pas inintéressante et on voit comment elle s’insère dans la société américaine, parvenant à s’y faire une place en travaillant avec ses frères et en concoctant son fameux cheesecake, qui est un point central de l’ouvrage, et dont la composition est secrète. L’auteure met en scène toute une galerie de personnages, allant de l’homme d’affaires richissime à une serveuse analphabète. Néanmoins, j’aurais apprécié d’en savoir davantage sur Willi et Fritz, les frères de Marie, qui sont présents tout au long du récit, mais que je n’ai paradoxalement pas eu l’occasion de connaître.

Je n’ai pas trouvé l’écriture très fluide. Cela manque de dialogues, qui auraient offert un peu de vie au roman. En outre, les chapitres sont très inégaux : certains ne font que quelques pages, d’autres sont de vrais pavés, et cela casse un peu le rythme de lecture. D’ailleurs, certains passages auraient mérité d’être raccourcis, car l’auteure nous délivre des détails à n’en plus finir. À l’inverse, d’autres moments m’ont donné l’impression d’être plus ou moins bâclés – je pense à la fin. Par ailleurs, des mots allemands ne sont pas traduits, et une petite note explicative aurait été la bienvenue.

La plus grosse déconvenue réside dans la découverte de l’ingrédient mystère de ce fameux cheesecake. Quel est-il ? On parle d’une pâtisserie pendant tout le livre, cette dernière étant le cœur même du roman, et pour finir, on ignore ce qui en fait un mets si particulier. J’ai trouvé cela regrettable.

A priori, La Pâtissière de Long Island avait de nombreuses raisons de me séduire, mais ce fut finalement un rendez-vous manqué pour ma part. Quand je ne lisais pas ce roman, je n’y pensais pas et n’éprouvais pas l’envie de me replonger dedans, et ces plus de cinq cent soixante-dix pages ont été avant tout marqués par l’ennui, ou du moins l’absence d’intérêt. Ce roman fut lu dans le cadre du projet « Deux filles, Une étagère ». Pour découvrir l’avis d’Audrey, cliquez sur le logo ci-dessous.

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