samedi 29 septembre 2018

Les Prénoms épicènes, Amélie Nothomb




Titre : Les Prénoms épicènes 
Auteure : Amélie Nothomb
Genre : Contemporain
Maison d’édition : Albi Michel
Date de publication : août 2018
Nombre de pages : 162
Note : 4/5 Coup de cœur !








Quatrième de couverture :

« La personne qui aime est toujours la plus forte. »


Mon avis : 

Une courte introduction nous présente un homme quitté par la femme qu’il aime, Reine. Cette dernière a choisi d’épouser un certain Jean-Louis, car il a de grands projets professionnels dans la capitale. L’homme esseulé se fait la promesse de se venger. Nous faisons ensuite la connaissance de Dominique, une secrétaire d’une vingtaine d’années habitant en Bretagne. Celle-ci rencontre un individu d’environ son âge, Claude, qui lui demande très rapidement sa main. Ils vont tous deux s’installer à Paris, le jeune marié ayant de grandes ambitions… Ensemble, ils auront une fille, qu’ils prénommeront très logiquement Épicène.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman d’Amélie Nothomb. Tout d’abord, j’ai été immédiatement embarquée par l’intrigue. L’introduction a attisé ma curiosité, puis j’ai suivi avec un réel intérêt l’histoire de Dominique, oubliant presque les premières pages, qui ont refait surface tel un uppercut. La narration est rapide, du fait de la brièveté du récit, mais l’auteure semble avoir ici épuré son livre de tout superflu pour aller directement à l’essentiel. Elle embarque ainsi son lecteur par la main, qui va à son tour refuser de lâcher Les Prénoms épicènes. Et la fin… Quelle fin ! Elle m’a laissé bouche bée tant elle m’a paru parfaite. Et au regard de cette conclusion, on s’émerveille devant le génie de cette écrivaine.

Revenons aux protagonistes mis en scène. Il y a donc Claude, un homme quelque peu antipathique. Dès le début, on se méfie de lui – et encore, on est loin de s’imaginer jusqu’à quel point cet être peut être machiavélique. Dominique est tout d’abord sur la réserve, ne comprenant pas comment Claude a pu tomber à ce point amoureux d’elle aussi rapidement. Puis elle va céder à la passion, et se donner corps et âme à celui qu’elle considère comme l’homme de sa vie. De leur union naîtra Épicène, mais Claude ne parviendra pas à se comporter comme un père aimant. Peu importe, Épicène ne l’aimera pas non plus, et compensera en aimant deux fois plus sa mère. J’ai particulièrement apprécié le personnage d’Épicène, qui appréhende l’existence avec une maturité étonnante et un certain détachement.

J’ai été bluffée par la plume d’Amélie Nothomb. Les termes ont été savamment choisis et sonnent incroyablement juste. Elle m’a totalement embarquée dans son récit, tant ton style d’écriture m’a conquise. On dirait qu’elle économise ses mots comme s’il s’agissait de précieux trésors, et au fur et à mesure des pages, on découvre de petits diamants. Elle fait également des clins d’œil à son lecteur, mentionnant par exemple ce champagne qu’elle aime tant et qui la caractérise.

Pour être totalement transparente, ce n’est pas le premier ouvrage que je lis d’elle, mais c’est la première fois que je suis autant touchée, comme si j’avais enfin quelque peu compris qui était cette femme hors du commun. La Masterclasse de France Culture qui lui a été consacrée (disponible en Poadcast) n’y est sans doute pas étrangère. Et pour être tout à fait honnête, j’ai très envie de (re)découvrir ses autres romans avec un œil neuf. Madame Nothomb, chapeau bas !

1 commentaire:

  1. J'avais lu anthechrist d elle et j avais bien aimer. Mais le 4e de couverture des autres ne me tente pas

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